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“STRIP MALL JESUS” Par John Deering

  • Ryann
  • 19 mars
  • 3 min de lecture


John Deering fait une entrée fracassante sur la scène musicale avec “Strip Mall Jesus,” un single chargé d’émotion brute et d’énergie rock imprégnée de grunge. Prévu pour le 15 mars 2025, ce titre est une démonstration percutante du talent de Deering à transformer des expériences personnelles en récits authentiques et captivants. Son retour à l’écriture porte le poids de plusieurs années de créativité refoulée, aboutissant à une chanson qui frappe avec intensité et détermination. L’histoire derrière “Strip Mall Jesus” remonte à une session de jam avec Jonathan, le batteur de Deering, qui a partagé un souvenir troublant de son enfance. À l’âge de dix ans, son meilleur ami a été tué d’un coup de feu par son propre frère aîné lors d’une dispute. Des années plus tard, l’assassin s’est reconverti en prédicateur religieux de pacotille, un “Strip Mall Jesus”.


L’expression a hanté Deering, s’accrochant à son esprit comme un fantôme, jusqu’à ce que, quelques jours plus tard, les paroles du morceau jaillissent sur le papier. Racontée du point de vue de Jonathan, la chanson capture la rancœur brûlante et le deuil non résolu d’un passé tragique, transformant cette douleur en un exutoire sonore. Dès les premières secondes, "Strip Mall Jesus" impose son intensité. Une intro de batterie percutante explose dans un chant galvanisant de « hey ho ! », donnant immédiatement le ton. Les guitares, saturées d’une rugosité bluesy, rugissent et s’entrelacent dans un déferlement sonore rappelant The Black Keys. La section rythmique avance avec une force implacable, chaque note vibrant d’une énergie indomptable.


La voix de Deering oscille entre une tension contenue et une explosion incontrôlable. Son interprétation rappelle l’énergie nerveuse de Matt Shultz de « Cage the Elephant, » mélangée à la profondeur envoûtante de Dan Auerbach. Chaque syllabe est chargée d’émotions refoulées, vacillant entre défiance et désespoir, donnant au message de la chanson un impact encore plus saisissant. Le processus d’enregistrement accentue encore davantage l’authenticité du morceau. Deering a transformé son studio de sous-sol en un véritable laboratoire sonore, s’appuyant sur un équipement minimaliste : un ordinateur de gamer, Pro Tools et un micro Neumann. En quête du son vocal idéal, il a converti une petite salle de bain en cabine d’enregistrement improvisée, affectueusement surnommée le « Shudio » par ses filles. Cette approche DIY insuffle au morceau une âme brute, capturant chaque imperfection et chaque aspérité qui le rendent si vivant.



Sous les guitares hurlantes et les percussions fracassantes, "Strip Mall Jesus" explore des thèmes profonds – le désespoir existentiel, la rédemption et la capacité humaine à se réinventer. La chanson scrute sans détour l’absurdité des trajectoires de vie, interrogeant la manière dont certains parviennent à tourner la page sur leurs actes les plus sombres tandis que d’autres restent prisonniers de leur passé. Chaque note porte en elle un poids émotionnel intense, confrontant l’auditeur à la réalité troublante que certaines blessures ne guérissent jamais complètement.


Avec la participation de Ryan Smith de Soul Asylum et du batteur Peter Anderson de Run Westy Run, "Strip Mall Jesus" bénéficie d’une alchimie musicale puissante. Smith a affiné l’arrangement, tandis qu’Anderson insuffle une dynamique percutante, équilibrant chaos contrôlé et précision maîtrisée. Résultat : un morceau qui rend hommage à l’esprit du rock alternatif des années 90 tout en s’inscrivant dans une modernité vibrante. Le retour de Deering ne se contente pas d’être une réapparition – c’est une déclaration d’intention. "Strip Mall Jesus" rugit avec une honnêteté sans filtre, alliant une narration poignante à une énergie sonore électrisante qui refuse de passer inaperçue. Ce n’est pas une chanson qui attend d’être écoutée ; elle vous attrape au col et ne vous lâche plus.



Ècrit par Ryann

 
 
 

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